DU, RNCP ou diplôme d’État : quelle reconnaissance pour l’art-thérapie ?
Mis à jour le 1er juillet 2026 — par Valérie Fabre, directrice d’Harmonika.
L’art-thérapie n’est pas une profession réglementée
C’est la clé de compréhension. En France, la profession d’art-thérapeute n’est pas encadrée par la loi : le titre n’est pas protégé, et il n’existe aucun diplôme d’État d’art-thérapeute. Ni les universités, ni les écoles privées ne peuvent en délivrer un. Toute formulation laissant croire le contraire est trompeuse.
Le DU : un diplôme universitaire, pas un titre professionnel
Un Diplôme d’Université (DU) est propre à chaque faculté. Il atteste d’un parcours de formation, souvent adossé à une faculté de médecine, mais il ne confère aucun titre professionnel réglementé et ne figure pas au RNCP. Son volume horaire est souvent modeste (105 à 150 heures pour un DU d’un an). Nous comparons chaque diplôme dans notre guide des DU d’art-thérapie.
Le RNCP : la vraie reconnaissance « pour l’emploi »
Le Répertoire national des certifications professionnelles recense les certifications reconnues par l’État pour leur valeur sur le marché du travail. À ce jour, aucun DU d’art-thérapie n’est en soi une certification RNCP. Quelques titres RNCP existent dans le champ de la médiation artistique, portés par des organismes privés, mais le fait d’être « RNCP » n’est pas un label de qualité absolu : il faut regarder le niveau, le référentiel et le contenu réel.
Et le CPF, alors ?
Le Compte personnel de formation ne finance que des formations menant à une certification enregistrée. Comme la profession n’est pas réglementée et que la plupart des parcours ne sont pas inscrits au RNCP, les formations en art-thérapie — universitaires comme privées — ne sont généralement pas éligibles au CPF. Méfiez-vous des promesses de financement CPF. D’autres solutions existent (plan de développement des compétences de l’employeur, financement personnel échelonné, aides régionales selon les cas).
Ce qui compte vraiment quand rien n’est « officiel »
Puisqu’aucun diplôme d’État ne fait autorité, la vraie question n’est pas « est-ce reconnu ? » mais « cette formation me rend-elle réellement compétent·e ? ». Les critères qui font la différence :
- le volume horaire réel — une vraie formation se compte en centaines d’heures ;
- l’ancrage théorique — psychopathologie, grands courants, neurosciences ;
- la pratique encadrée — dispositifs d’atelier, mises en situation, stage ;
- la supervision et la déontologie.
La position d’Artévie
Nous préférons la transparence à la surenchère de labels. La formation Artévie n’est ni un diplôme d’État (qui n’existe pas), ni présentée comme éligible au CPF. Ce que nous offrons, c’est une formation-métier dense — 634 heures sur 79 jours, 5 piliers, classes de 10 maximum, accessible en reconversion sans Bac+3. Pour comprendre à qui s’adressent les différentes voies, lisez devenir art-thérapeute sans Bac+3.
Une formation claire, sans promesses trompeuses
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