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Les traitements naturels pour le TDAH chez l’enfant et l’adulte

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Selon la Haute Autorité de santé (HAS), les troubles déficitaires de l’attention, avec ou sans hyperactivité, touchent 5 % des enfants et 2,5 % des adultes. Ce trouble du neurodéveloppement (TND), caractérisé par une inattention et une distractibilité importantes, impacte négativement la vie familiale et les interactions sociales au quotidien. Une prise en charge pluridisciplinaire, intégrant approche médicamenteuse et psychoéducation, est nécessaire. Elle peut idéalement être associée à des traitements naturels dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie des enfants et des adultes souffrant de TDAH.

 Quelle alimentation pour apaiser les symptômes ?

L’alimentation influence la santé, tant sur le plan mental que physique. Pour fonctionner de façon optimale, l’organisme doit disposer de protéines, de lipides, de glucides, de fibres, de vitamines et de minéraux en quantités bien définies. Une nutrition saine et équilibrée garantit ces apports. Ces préconisations sont d’autant plus valables chez les personnes souffrant d’un TDAH, trouble qui se caractérise par un dysfonctionnement du système nerveux

Dans ce cadre-là, les aliments riches en bonnes graisses sont particulièrement recommandés. Les poissons gras, tels la sardine ou le maquereau, qui renferment des oméga-3, sont intégrés aux repas de façon très régulière. Fruits et légumes frais et de saison constituent la base des préparations et sont associés aux légumineuses et aux céréales complètes. Fer, zinc, magnésium et vitamine B6, impliqués dans le métabolisme des neurotransmetteurs, comme la dopamine, doivent être absorbés en quantité suffisante. Les additifs et les sucres raffinés sont évités autant que possible. Lactose et gluten sont proscrits dès lors qu’ils sont mal tolérés par la personne présentant un TDAH. 

Pour un accompagnement global, ces recommandations nutritionnelles peuvent être complétées avec d’autres traitements naturels, comme l’art-thérapie ou la méditation, détaillés ci-dessous. *

Comment améliorer le sommeil et les rythmes ?

Plantes et mélatonine : que dit la science ?

L’utilité de la mélatonine dans les troubles du sommeil, bien que modeste, est reconnue par la science. Cette hormone, fabriquée par le cerveau, contrôle le rythme biologique, mais intervient aussi sur l’immunité ou l’humeur. Une supplémentation en mélatonine, sur prescription médicale, peut être proposée aux personnes de plus de 55 ans ou atteintes de troubles autistiques pour les aider à mieux dormir. Cependant, l’efficacité de la mélatonine sur les TDAH n’a pas été scientifiquement prouvée, tandis que des effets secondaires et des contre-indications existent. Un avis médical est donc toujours recommandé pour un adulte et indispensable pour un enfant. 

En ce qui concerne les plantes, peu d’études à large échelle sur leurs bénéfices ont été menées. Néanmoins, camomille, passiflore, houblon, lavande ou valériane sont appréciés, en infusion notamment, pour leurs vertus apaisantes et relaxantes. Bien que présentant peu d’effets indésirables, il existe cependant quelques contre-indications à connaître.

 

Routines stables : pourquoi sont-elles clés ?

Le cerveau d’une personne TDAH a du mal à gérer les transitions. Mettre en place des routines du soir, avec repas, bain, lecture et coucher à heure fixe, construit un cadre rassurant et prévisible qui facilite l’endormissement. Les heures de coucher doivent être régulières afin de ne pas perturber le rythme biologique. 

Environnement de sommeil : quels ajustements utiles ?

Pour faciliter l’endormissement, l’environnement de sommeil doit être dépourvu de sources de stimulation : écrans, lumières, bruits. Télévision, smartphones et tablettes sont proscrits au moins une heure avant le coucher et idéalement remplacés par un livre. Les couleurs de la chambre sont sélectionnées pour leurs vertus apaisantes. L’écoute de bruits blancs peut également accompagner l’endormissement, tandis qu’une couverture lestée peut favoriser le sommeil. 

Quelles activités renforcent la concentration ?

Activité physique : quels sports sont recommandés ?

Les personnes souffrant de TDAH peuvent s’orienter vers des pratiques sportives d’endurance douce : marche nordique, footing à un rythme léger, natation, vélo. Ces activités physiques vont permettre de décharger le trop-plein d’énergie et faciliter ensuite la concentration. Elles améliorent l’oxygénation du cerveau. En outre, la libération d’endorphines liée au mouvement procure une sensation de bien-être et diminue le stress. 

Parallèlement, les sports nécessitant attention et habilité peuvent représenter un excellent entraînement pour apprendre à canaliser son énergie : tir à l’arc, golf, tennis de table, escalade, badminton… Le choix doit se porter sur une activité qui plaît pour une pratique régulière, clé de l’efficacité sur les manifestations du trouble.

    

Méditation et pleine conscience : comment commencer simplement ?

Bien qu’elle puisse sembler complexe à réaliser dans le cadre d’un TDAH, la méditation en pleine conscience peut constituer une approche intéressante. Des études ont montré des résultats encourageants lorsque l’activité est régulière. Elle renforce les capacités de concentration, réduit l’impulsivité, diminue l’anxiété et améliore la tolérance à la frustration, notamment chez les adolescents et les adultes. Les recherches sur les bénéfices de cette discipline se poursuivent actuellement. 

Cette technique consiste à porter une attention bienveillante dénuée de jugement à l’instant présent. La personne se focalise sur ses sensations corporelles, sa respiration, ses pensées. Cet exercice permet un entraînement de l’attention. Chez les enfants, des séances très courtes, de 2 à 5 minutes, sont privilégiées. Elles sont guidées, ludiques, parfois sous forme d’histoires. Chez les adolescents et les adultes, des exercices simples comme « suivre sa respiration », le « scanner corporel » ou « marcher en conscience » sont introduits progressivement, à raison de 5 à 10 minutes par jour. Des applications proposent des parcours adaptés au TDAH.

Jeux structurés et biofeedback : pour quels résultats ?

Les jeux structurés sont conçus pour solliciter des fonctions précises. Ils permettent de travailler l’attention, la mémoire visuelle ou sonore et les compétences de planification. Ce sont des jeux du type « chercher l’intrus », des puzzles, des labyrinthes, des jeux de logique, mais également des approches destinées à inhiber les réponses automatiques. Ils peuvent être accessibles sur des plateformes d’entraînement en ligne. Pour être efficace, la pratique nécessite une certaine régularité, ainsi que la personnalisation des exercices.

Le biofeedback consiste à mesurer en temps réel certaines données physiologiques, comme la fréquence cardiaque ou la tension musculaire. L’objectif est d’apprendre à les réguler en les visualisant. Le neurofeedback utilise des électrodes posées sur le cuir chevelu pour observer l’activité cérébrale afin de la moduler. Chez les enfants et adultes TDAH, des études ont mis en évidence une réduction des symptômes d’inattention et d’hyperactivité, ainsi qu’une amélioration de la concentration. Néanmoins, ces techniques thérapeutiques, encadrées par des professionnels de santé, nécessitent de nombreuses séances pour un effet durable.

Quelles thérapies naturelles intégrer à l’accompagnement ?

Diverses thérapies naturelles peuvent être proposées en parallèle des traitements conventionnels des TDAH. La naturopathie représente une approche intéressante pour un rééquilibrage global. Conseils hygiéno-diététiques et compléments alimentaires visent l’atténuation des symptômes les plus gênants. 

Parallèlement, les thérapies cognitives et comportementales (TCC) vont déconstruire les schémas réactifs erronés. Elles peuvent être associées à des méthodes qui apprennent à gérer le stress et l’anxiété, mais également à canaliser l’énergie pour mieux se recentrer. La sophrologie fournit des outils simples et mobilisables pour apaiser le corps et l’esprit lorsque le besoin s’en fait sentir. Une dizaine de séances accompagnées par un professionnel permettent d’acquérir une certaine autonomie dans la pratique. 
Enfin, l’art-thérapie va stimuler la créativité tout en offrant un espace d’expression adapté au TDAH. Musique, danse, peinture, cuisine, modelage… cette discipline propose de nombreuses activités qui favorisent la concentration et améliorent l’estime de soi.

Note : Cette technique n’est pas une pratique médicale et ne saurait remplacer une consultation auprès d’un professionnel de santé.

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